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Les bières de terroir rafraichissent le marché

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Les bières de terroir rafraichissent le marché

Messagede Jean-Luc le 27 Avr 2004 10:11

Article paru dans les échos du mardi 27 avril 2004 :
Les bières de terroir rafraichissent le marché
"les brasseries locales, qui surfent astucieusement sur une forte identité régionale, parviennent à séduire de nouveaux consommateurs."
La bière va t'elle supplanter le pastis dans le coeur des Marseillais ? En quelques mois, trois projets de boissons locales se sont fait mousser dans la cité phocéenne. Après le lancement de la BBB, fabriquée au sein de la microbrasserie Borély, une des plus vieilles tables de la ville, une nouvelle blonde au nom de patois local La Cagole (étymologiquement, le nom viendrait du tablier que portaient les ouvrières, réputées vulgaires et de petite vertu, qui s'occupaient des dattes (!) ), a pris place sur les comptoirs.
Lancé en décembre par trois amis marseillais, le produit, vendu comme "la bière du Cabanon", joue sur l'image populaire de la cité et veut renouer avec le souvenir emblématique de l'ancienne Phénix brassée à Marseille.
Elle revendique 38.000 bouteilles écoulées à la fin mars chez les cavistes, dans trois grands surfaces et dans les bars et restaurants locaux.
Portée par un marketing très étudié, cette nouvelle mousse, qui n'a de marseillais que le nom puisqu'elle est produite en Tchéquie, devrait s'appuyer à terme sur une brasserie dans le vieux quartier du Panier et être suivie par toute une "famille" de Cagole allant de la bière de mars, à celle au basilic, bio ou encore sans alcool.
Dernière-née, la Treize, dont le nom de baptême est one ne peut plus explicite, se présente comme le projet le plus abouti et le plus ambitieux des trois, car s'appuyant sur un vrai montage industriel. Dans une bouteille au design épuré tranchant avec un certain kitsch marseillais, cete bière, qui se veut "urbaine et reflet d'une ville en mouvement", est le premier bébé de la société Les Brasseurs de Marseille Provence (LBMP).
Lancé par toirs amis, dont Jérome Borie, cofondateur du groupe Avenir Telecom, le projet fait appel aux spécialistes que sont Dominique et Armelle Sialelli, à l'origine de la Brasserie Corse Pietra, une des plus belles réussites de brasserie locale de l'Hexagone.
Le capital de la société anonyme est détenu à 41% par Bernard Gravier, PDG de l'Entreprise, 34% par la Brasserie Pietra, 15% par Olivier Faugère, qui a fait ses armes dans la grande distribution, et le reste par Jérome Borie.
Une usine comprenant une brasserie, d'une capacité initiale de 15.000 hectolitres (et à terme 30.000 hectolitres), va être construite à Aubagne, pour un investissement de 4 Millions d'euros. EN attendant la livraison du site, les bières sont fabriquées à Furiani, dans les locaux de Pietra.
La famille s'agrandira vite avec une série de bières de Provence (ambrée, blanche, blonde) prévue pour juin. "Cette gamme correspondra davantage à une bière de terroir s'appuyant sur le patrimoine agroalimentaire provençal", explique Bernard Granier, PDG de LBMP, qui finalise les négociations pour la distribution du produit dans les cafés et bars ainsi que dans les grande surfaces à l'échelle régionale et vise à terme un chiffre d'affaire d'environ 6 millions d'euros.
"Il existe une vraie place pour les bières de haut de gamme, à forte valeur ajoutée, qui arrivent en complément sur un marché dominé par les multinationales. Ce qui compte pour leur réussite, c'est leur identité, or il y a peu de villes comme Marseille ou de régions comme la Provence qui peuvent revendiquer une image aussi forte", explique le couple Sialelli.
Les concepteurs de la bière Pietra en savent quelque chose. Leur success story a démarré il y a dix ans, losqu'ils ont décidé de lancer une bière brassée avec de la farine de châtaigne dans une région corse dépourvue de tradition brassicole. Aujourd'huiç, la société réalise 6 millions d'euros de chiffre d'affaires, et vend ses 30.000 hectolitres de production à 80% dans la grande distribution française.
Nationaliser leur image
Cette explosion de projets n'esdt pas propre au Sud, loin s'en faut. "Le phénomène date de quatre à cinq ans, et c'est un mouvement général que l'on retrouve dans toutes les régions françaises : des petites brasseries éclosent bien sûr en Bretagne et en Alsace, qui sont des bastions traditionnels, mais aussi dans les Alpes, en Auvergne ou dans la Brien fair remarquer Olivier Picot, président des Brasseurs de France, syndicat qui réunit les fabricants de l'Haxagone. EN 2003, il a dû s'en créer une trentaine, et on comptabilise aujourd'hui plus de 200 bières locales en France."
Le segment des bières dites de spécialités, dans lequel s'inscrivent les bières locales, tire bien son épingle du jeu en filrtant avec des taux de croissance à deux chiffres depuis cinq ans. "En 2003, cette partie du marché a progressé de quelque 13%,alors que la consommation globale de bières demeure inférieure à 2001, malgré la canicule de cet été", souligne le responsable.
Les explications de ce succès sont relativement simples : ces bières, en vendant d'abord une identité et une culture régionale, séduisent des consommateurs qui ne sont pas forcément amateurs du produit au départ, les femmes et les jeunes en particulier.
En revancehe, ces breuvages locaux doivent maintenant sortir du marché confidentiel qui les a vu naître.
"Le marketing de ces petites brasseries mélange à la fois des forces et des faiblesses : en misant sur le coté très typé, très régionalisé, pour séduire le marché local, elles risquent de ne jamais décoller en volume. Il s'agit pour elles de nationaliser leur image, comme le cassoulet du Sud-Ouest, qui a réussi le tour de force de passer d'un pproduit régional à un produit national. Cela semble plus facile pour celles qui ont une image touristique forte", convient Olivier Picot.
Certaines marques ont fait la preuve de leur créativité en surfant astucieusement sur le patrimoine local : outre Pietra, qui peut se payer le luxe d'avoir un message simple tablant sur le fort pouvoir d'attraction de la Corse, c'est le cas de bières bretonnes comme Lancelot, qui exploitent les mythes de la forêt de Brocéliande et des chevaliers de la Table Ronde, ou de Britt, qui a vendu des conditionnements penchés faisant allution à la force des vents d'Ouest.
Marion Kindermans.


Un article à prendre avec des pincettes... toute brasserie locale n'ayant pas volonté d'exploser ses volumes et se retrouver ainsi face à de nouveaux problèmes, de nouveaux enjeux et de nouveaux risques.
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Messagede benoit le 27 Avr 2004 12:17

les echos est un journal tres ancré a droite, style economie, developpement economique, 12 pages de bourses, regulierement le baron A.E.S parle dedans pour faire parler son syndicat patronal, donc quand "les echos" (journal que je dois me taper 2-3 fois par semaines pour montaf...) parle de developpement (en mettant en valeur les principaux actionnaires) c'est en général pas a un niveau local...
quand les echos parlent de brasserie, ca parle d'USINE...
La vue du journal les echos est "tres porté grande distribution" et ne s'interesse aux brasseurs que parce que les rares qui reussissent bien se font des couilles en or...les micro brasserie, brexwpub ca ne les interresse pas le moins du monde...le produit de qualité ?!? ce journal n'en dis que trois mots (haut de gamme...).
Bon en gros on a un article sur l'economie de la biere, pas surt les hommes qui la compose, ces passionés qui ont su faire revivre ses traditions...

d'ailleurs le premier qui dis que je suis reac, je le prive de biere pour 1 semaine...

c'est con je l'ai pas encore recu cet exemplaire, pour lire ca de vif papier...

bon aller j'ai poussé mon coup de gueule, je reviens dans une heure pour relire les insanités que j'y ai ecris....

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Messagede Jean-Luc le 28 Avr 2004 9:34

C'est vrai quoi... tu critiques le journal et l'esprit du journal (sans doute à raison d'ailleurs) sans t'attaquer à l'article lui même... c'est pas des manières !!!

L'article a simplement une vue "business" des activités de micro brasseries, et ne les voit que comme embryon de futures "grosses réussites commerciales" et grosses opportunités d'investissement.

Qui pourrait en vouloir à un journal pour qui une entreprise digne de ce nom est une entreprise qui croît, et croît et croît encore... jusqu'à ce que ceux qui courrent après sa croissance ne sachent plus pourquoi ils courrent.

Sans doute l'idée d'une micro qui se suffit à elle même, avec son marché local suffisant pour survivre ou vivre un peu, ou vivre bien, avec sa clientèle régulière, locale, ses circuits de distribution modeste : la boutique sur place, (une planche et deux tréteaux), le marché du coin, et la fête à neuneu locale, avec pour unique pression économique, les quelques fûts qu'elle vend pour des fêtes de village ou même privées, sans doute cette idée là est encore étrangère à leur esprit, voire inimaginable !!!

L'idée d'une entreprise qui ne double pas son CA tous les ans n'effleure apparemment pas l'auteur de l'article, et l'idée d'une bière qui ne soit pas d'abord un "concept" marketing mais d'abord un produit artisanal encore moins.

Les références incessantes au "marché", au concept de bière locale, (pourtant brassée à l'autre boût de l'Europe ou de la France comme Oldarki bière "basque" brassée dans le Nord, Pietra au début brassée en Belgique, Cagole maintenant en Tchéquie, Bête des Vosges a priori produit de la Brasserie des Vosges à Dommartin brassée en fait par la Brasserie des Cîmes en Savoie, etc...) relevant plus de l'aboutissement d'une stratégie marketing (même modeste) que d'une volonté réelle de renouer avec une tradition ou une région sont typiques évidemment de ce type de presse, mais c'est aussi leur métier.

Voir la microbrasserie comme une entreprise comme une autre est pourtant une erreur, qu'elle vende du cacacola ou de la bière fabriquée sur place avec une recette originale et des méthodes artisanales n'est pas du tout la même chose. La survie des micros passent certainement plus par la solidité de leur ancrage dans une région, par une personnalité forte, et une résistance aux envies de déploiement sans fin, à un élargissement de la clientèle, de la distribution, de la portée d'une bière locale qui le deviendrait du coup beaucoup moins. Faire de la bière Corse à Paris parce que çà coûte moins cher en transport et du coup évidemment beaucoup plus rentable n'est pas une solution... même si cet usage a longtemps été un modèle.

Non, je crois plutôt que l'explosion des micros est une renaissance formidable... la renaissance du modèle archaïque des brasseries locales, qui étaient élaborées dans un village, et ne se vendait que sur le village et les alentours. Un modèle où chaque brasserie couvrait ainsi un territoire extremement centralisé (plutot qu'atomisé ou rayonnant) et où la concurrence entre chacune était quasi inexistante. (concurrence=course au marché, au profit, à la croissance, à l'universalisation, à la rentabilité...)

Cette renaissance est une chance formidable d'approcher autrement la production de la bière que comme un grand groupe comme H....ken qui dans un article du Figaro Entreprises de Lundi se targue d'être la seule bière mondiale, universelle, qui pour être universelle en a perdu par le fait toute personnalité. Mais les grands groupes ne sont pas dupes, même s'il existe une place pour tous sur le marché (gros et petits), les uns marchent peu aujourd'hui sur les pieds des autres... mais il est à parier que les gros se réveilleront un jour et tenteront de reconstruire ce qu'ils ont participé à détruire pendant près d'un siècle : les bières et brasseries locales.

Raison de plus pour ouvrir des micros qui vivent, survivent et se suffisent à elle même sans autre espoir d'expansion, pour en faire des proies quasi inattaquables par les gros groupe prédateurs.

Quoiqu'il en soit, il semble que comme des grosses billes, quelle que soit la taille des gros groupes brassicoles il reste de la place pour des micros, voire même plus ils sont gros, et plus il y a de la place entre eux pour elles... car il paraitrait même impossible (et c'est une chance), de fabriquer à la fois une véritable bière locale artisanale et une bière de masse.

Reste à s'entendre sur l'appellation bière locale, et la défendre coûte que coûte (un AOC pour la bière locale par exemple comme pour le vin ou le fromage), sinon demain nous verrons débarquer la bière bretonne fabriquée sous licence K..Bourg, la bière corse sous licence B..sh, comme on voit déjà des bières japonaises fabriquées en Tchéquie pour le marché Européen, ou des Guinness fabriquée aux Iles Maurices (excellente ceci dit).

Longue vie aux brasseries artisanales et locales !!!
(tant qu'elles s'evertuent à améliorer leur qualité, ce qui n'est pas toujours le cas)

A suivre !
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Messagede benoit le 28 Avr 2004 10:34

AMEN !!

Ca tire à la confession de foie là...
j'adhere !!!

Mais bon c'est marqué en rouge dessus " le quotidien de l'economie" donc pas des hommes. :evil:

Il est sans doute dommageable que ce qu'ils apellent micro brasserie, sont des deja des grosses entreprises, mais sans doute que jean-gab qui à travaillé dans une de ces soit disant micro pourrait nous en dire plus?
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