xavier 07 a écrit:Dis donc ??ça donne quoi 200 g de houblon pour 20 l?
Je précise tout de suite que ce houblon, sans être suranné, avait déjà plus d'un an quand je l'ai utilisé. Ensuite, c'était du Goldings (kent je crois), pas de l'hyper-amer.
Je l'ai plongé dans une marmite de 4 litres d'eau frémissante, et j'ai recueilli l'infusion, pour l'arôme floral. Puis, j'ai mis en décoction le moût de cônes filtré dans plus ou moins trois litres d'eau. Ca devait donner l'amertume, mais en fait il n'y en a pas eu énormément. Ca n'avait même pas l'attaque de l'amertume d'une Guinness quand on la perçoit à travers le coulis au café-crème.
Le rendu général était très floral et martial à la fois. Cette bière s'est, naturellement, très ben conservée. En surdosant de la sorte, on s'assure assez facilement d'obtenir des impressions de trappistes.
Pour l'anecdote : la fermentation principale ayant démarré peu de temps avant le 21 avril 2002 de triste mémoire, j'avais alors décidé de donner à cette bière le nom du plus petit score au premier tour (y avait du monde, cette année-là !). Elle s'est donc dénommée la "Glucksteiner". Plutôt chouette, non ? Un nom très adapté au tempérament de cette bière, car j'ai du surdoser le sucre au moment de mettre en bouteilles : un certain nombre a explosé.
Autre anecdote : avec une petite partie du houblon restant, j'ai fait une dernière décoction pour la faire boire à un copain qui avait un rhume carabiné. Ses yeux ont fait un bond de un mètre au milieu de la pièce quand il a bu ça, mais le lendemain il était guéri. Histoire de dire qu'en fait, c'était vraiment dosé trop fort, et que l'on aurait du pouvoir arômatiser beaucoup plus de bière avec tout ce houblon...
"La cacahouète, c'est le mouvement perpétuel mis à la portée de l'homme" (Jean-Claude Van Damme)