Figurez-vous qu'hier, alors que je commençais à moudre mon grain pendant que mon regard vagabondait dans la pièce, je vis au loin l'appareil photo de ma sœur. Sur ce, mon sang ne fit qu'un tour jusqu'à atteindre mon cerveau qui me suggéra: "Tiens, tu ferais pas un petit reportage photographique ?". Me sentant l'âme d'un reporter en herbe, j'acquiesçai.
C'est donc avec un certain plaisir que je vous fait partager mon brassin de brune au sirop de liège.
Tout d'abord, une petite vue d'ensemble de la pico. Je compte la détailler prochainement dans un autre post. Je sais, elle n'égale pas l'esthétisme des bijoux parsemés sur ce forum mais néanmoins, son coût attractif d'une cent cinquantaine d'euros et sa simplicité d'utilisation me procurent davantage de plaisir lorsque je brasse
Vue d'ensemble

On y voit de gauche à droite:
- la cuve eau chaude (vieux stérilisateur en émail récupéré sur une brocante. Je lui ai mis une résistance de bouilloire au cul).
- la cuve d'empatage : glacière de 32 litre munie d'une tresse inox
- la cuve ébu : stérilisateur électrique utilisé dans un cabinet médical. On me l'a donné!
- Entre la cuve eau chaude et celle d'empatage, on peut entrevoir l'échangeur à plaques, utilisé pour le refroidissement de mout. C'est la pièce la plus onéreuse de la pico.
cuve eau chaude et cuve matière

Bon allez, c'est parti pour le brassin.
On concasse le grain...
grain concassé

et on l'introduit dans la glacière.

Lorsque l'eau de la cuve "eau chaude" a atteint la bonne température, on l'introduit dans la cuve d'empatage.

Pendant que le grain infuse, un petit moment de plaisir gustatif s'impose: dégustation de ma dernière cuvée! Mmmh, prometteuse!

L'infusion est terminée, on recircule les premiers litres.

Et ensuite, on introduit le précieux liquide dans la cuve ébu

D'un coté, ça se vide ...

... de l'autre, ça se remplit (c'est dingue la vie

Allez, pendant que ça chauffe, j'en profite pour refaire une photo d'ensemble.

L'ébullition est proche et bêtement, je me dis que ça va être chaud pour pas que ça déborde ! J'ai pris pour habitude d'écumer cette mousse.

Le houblon est prêt et impatient d'être jeté tou cru tou nu dans la marmite.

Et hop, c'est l'heure du premier ajout! Tiens bon petit houblon.

Lorsque l'ébullition est terminée et le whirlpool effectué, je fait passer le mout avec cette pompe (pompe conrad)...

... dans l'échangeur à plaques (maintenu momentanément avec les moyens du bord!).

Le tout arrive ensuite dans la cuve de fermentation.

Et voilà, le précieux breuvage n'a plus qu'à fermenter!
18 litres au final pour 20 annoncés et une densité à 20°C de 1075. Mmmmm...
A l'heure où j'écris ces quelques lignes, le barboteur s'en donne à cœur joie émettant des bruits sourds et continus (tout ça pour dire que :"ça glougloutte"
En espérant que ce petit moment d'intimité brassicole vous aura plu,
Santé !



