Une jolie biere brune qui n'a pas encore de nom !
Donc j'ai mélangé comme il se doit dans 25 litres d'eau (au final)
5kg de münchner (15 EBC)
1 kg de malt à Pale Ale (7EBC)
1kg de special B (350 EBC)
1 kg de chocolat (800 EBC)
C'est un peu brutus les quantités, mais vous noterez que ça correspond pile poil aux formats distribués par brouwland, quelle heureuse coincidence que ma recette reprenne exactement l'état de mes stocks.
Pas de houblon. D'abord j'aime pas trop, ou alors en aromatique, mais ça allait pas avec ce que je voulais faire. Une autre manière d'expliquer scientifiquement cette recette est de dire que je ne brassais pas chez moi et que j'ai oublié le sachet de houblon dans le congelo, mais ça ne fait pas sérieux non ?
Peut être que j'oublonnerai à cru un peu plus tard, on verra.
Brassage monopalier à 68-70 degrés (70-68 pour etre exact, vu que j'ai ajouté directement le malt à l'eau chaude qui a ensuite refroidi à sa guise) pendant un moment, j'ai noté mais c'est pas des plus important non ?
Ce qui compte, c'est que le test à l'iode était bien positif, enfin négatif, enfin que c'était bon quoi.
Mash out pendant 10 minutes parce que la cuve de filtration n'était pas propre et qu'il fallait bosser au lieu de papoter.
Un bon filtrage avec plein de recirculations (2) pour faire pro, puis rinçage des dreches. J'ai expérimenté la méthode de Pascal à cette occasion: après ajout de l'eau de rinçage je casse le gateau en mélangeant tout énergiquement. On laisse agir 10 minutes et on ouvre la vanne; après évidemment il faut recirculer sinon c'est cradoc.
Pendant ce temps, la première moitié du moût est en train de chauffer.
Donc ça bouille, ça déborde un peu, ça refroidit, ça whirlpool et ça inocule.
J'expérimentais la wyeast, et donc j'avais pris mes precautions: explosage du sachet plus d'une semaine à l'avance, le machin était gonflé à peter.
Dès le debut de la première recirculation, j'ai prélevé 1 verre à vin de moût (bien concentré parce qu'il n'y avait pas eu l'eau de rinçage à ce moment là), dilué dans 1/2 litre d'eau, bouilli et refroidi pendant que la recirculation se poursuivait. Transféré dans une bouteille plastique et inoculé avec le sachet, ça a fait un bon levain que j'ai oxygéné en secouant bien la bouteille à chaque fois que je passais devant.
Je ne sais pas trop si ça a été efficace, vu qu'il n'y avait rien à voir, à part un très léger dégagement de gaz, mais comme normalement les levures devait carburer à l'oxygène à ce moment là...
Donc inoculation finale du brassin avec mon 1/2 litre de levain, au fait c'est la 3787 trappist high gravity, et au dodo.
Le lendemain matin, ça glougloute bien, comme d'hab, à part beaucoup de mousse, due à mon avis à ce brassage assez chaud.
Je ne sais pas si elle aura le goût, mais la mousse ressemble à s'y méprendre à celle d'une Chimay bleue...
C'en est à se demander si je n'ai pas mis un peu de produit vaisselle dans le moût...
La suite du programme:
Fermentation primaire jusqu'à ce qu'elle soit finie (le densimètre est mon ami), puis zou ! en cave !
Là ça restera au moins 6 mois, peut être plus. Puis bouteille, et encore au moins 6 mois de garde.
Donc l'an prochain je vous tiens au courant pour la dégustation !




