Beaucoup de théorie dans mes réponses:
mais avec cette methode (le batch!) on ne peut travailler qu´avec des cuve de filtration isollee, non?
Oui, mais on dit plutôt avec une cuve de brassage filtrante. C'est pas pareil, puisqu'elle n'est pas forcément isolée si tu utilises le feu direct.
et que fait-on du mout prealablement recolte, on le fait deja bouillir?
oui.
peut-on mettre le 1er houblon dans un mout partiel?
Tu peux, ça s'appelle du First Wort Hopping (Houblonnage Premier Mout) qui est une technique très récente et encore peu connue d'houblonnage AROMATIQUE, car en effet si tu mets le houblon à ce stade là il ne donnera que très peu d'amertume mais beaucoup d'arome... Il y a déjà un sujet sur le forum.
je ne connaissais pas, mais effectivement ca demande moins de matos, pas besoin de sparging arm en tout cas! le recommanderiez-vous a un debutant?
oui, et à tous ceux qui ne veulent plus s'emm*rder, car c'est très simple à faire, donne d'aussi bons résultats, plus rapide, et sans aucun défaut.
JeanLuc a écrit:et puis, une autre chose, j'ai toujours lu, entendu et prétendu qu'il était utile d'éviter aux drêches de prendre l'air et risquer une sorte d'oxydation qui pourrait être à l'origine sans doute du trop de "tanins".
lu où ? entendu où ?
L'oxydation à ce stade procède au fameux HSA (hot side aeration, oxydation à chaud), dont il y a ceux qui y croient et ceux qui disent "oui mais ça n'a absolument aucun impact sur la bière") : il arrive lorsqu'on oxyde le
liquide , par exemple en versant allègrement le mout dans un filtre de type rastaman (qui s'appelle zapap en anglais, du nom de son iventeur Papazian). Ou encore en versant allègrement le mout de la cuve tampon dans la cuve d'ébullition. Ceux qui utilisent un filtre rastaman peuvent donc nous dire si leur bière a un petit gout de carton ?
Les tanins sont extraits pour deux raisons : eau de rinçage trop chaude (>80°C) ou alors "oversparging"' i.e. trop de rinçage. Cela arrive plus frequemment avec le rinçage volant (c'est plus joli que mouche quand même

), et c'est pour ça que ceux qui utilisent la mouche doivent mesurer constamment, en théorie, la densité du mout en sortie. Cela peut arriver aussi en batch sparge (rinçage par vidange complète ?).
Le "no sparge" veut dire "sans rinçage". C'est le plus simple : on fait son brassage en visant que le premier jus est tout ce qu'on obtiendra ! L'inconvénient majeur est le prix : on utilise beaucoup plus de grain puisque l'efficacité tourne autour de 50%. L'autre problème c'est d'adapter les recettes existantes.
En France, généralement, les brasseurs font de la mouche puisqu'ils imitent souvent les grosses brasseries. Dans les pays anglo-saxons, le brassage amateur a une histoire beaucoup plus riche, et les brasseurs brassent comme des amateurs, pas comme des pro.
Au fait Jean-Luc, le batch sparge est
beaucoup plus simple, tant qu niveau matériel qu'au niveau exécution. Chacun utilise la technique avec laquelle il se sent le plus allèse, ça ne changera pas le produit final. Ce qui m'énerve c'est juste quand certains disent "C'est comme ça qu'il faut faire <insérer ici description technique compliquée de la mouche>", et en France, c'est très souvent ce qu'on entend, sur ce forum par exemple.
et voilà

Pascal
On ne dit pas La bonne paella mais La femme de ménage est en vacances